Elle n’avait que 15 ans, une enfant. Elle a été agressée et violée dans un quartier de la capitale jordanienne, Amman. Deux mois plus tard, elle accouche d’un enfant illégitime. Son oncle qui apprend que le nourrisson, qu’il voit au domicile de son frère, est né d’un viol, n’hésite pas à prendre un revolver et à tuer sa jeune nièce de huit balles. Il déclare ensuite à la police que ce crime devait « laver l’honneur de la famille », que c’est une tradition. Théoriquement (ouais), il encourt la peine capitale, mais le Code pénal jordanien prévoit des circonstances atténuantes pour les crimes dits d’honneur. Le parlement jordanien avait refusé l’année dernière de supprimer ces dispositions du Code. Les statistiques parlent de quinze à vingt « crimes d’honneur » par an uniquement dans ce pays.

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